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Selon la définition populaire donnée par Abraham LINCOLN, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Quant à Lord Bryce, « la démocratie, c’est un gouvernement dans lequel la volonté de la majorité des citoyens qualifiés prévaut ».
Pour John Plamentz « le gouvernement démocratique, c’est un gouvernement dirigé par des personnes librement choisies et responsables envers les gouvernés ».
Dans ces trois définitions apparaissent en bonne place la notion et le rôle des élections dans une démocratie.
Il n’y a aucun doute : les élections jouent un rôle primordial dans le système de la démocratie représentative. Elles constituent le mécanisme primaire avec lequel il est possible de concrétiser le principe de souveraineté populaire selon lequel l’autorité ultime repose sur le peuple, qui délègue cette autorité à ses représentants élus par le biais de processus électoral. Ainsi les élections constituent sans nul doute le procédé privilégié de légitimation du pouvoir, il n’y a en démocratie représentative, d’autorité politique qu’issue des élections.
Celles-ci fournissent aux gouvernants un titre pour agir et commander. Elles fondent et justifient leur pouvoir, elles assurent leur autorité. En même temps, les élections expliquent et justifient l’obéissance civile.
Ce faisant, elles rassemblent la nation autour de son destin, et constituent un rite d’unification et de stabilité du corps social. Bien entendu, ceci ne vaut que pour autant que les élections ont été démocratiquement acquises, c’est-à-dire : libres, transparentes et crédibles.
Mais que faut-il entendre par élections libres, transparentes et crédibles dans les pays en voie de démocratisation ? De façon générale et surtout de l’avis des observateurs électoraux et des institutions internationales, une élection est qualifiée de « libre, transparente et crédible », lorsque aucune barrière juridique, administrative ou d’ordre organisationnel n’est érigée volontairement ou spécialement contre la participation d’un citoyen ou d’un groupe de citoyens au scrutin en raison de son opinion politique, de sa race, de sa religion, de son appartenance ethnique ou régionale. |